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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:21

d126d7d13d4a3cc8b790131c91df52b9Rien de plus opposé à priori que le terme de "château" et celui de "mineur", de plus contrasté comme style de vie et comme référence sociale. Et pourtant ce "château des mineurs", ce rêve de lumière et de beauté loin de la "crasse" et de l'enfer épuisant des mines, a bel et bien existé pendant plus de 40 ans. C'est ce que l'on re-découvre avec intérêt et émotion dans ce beau documentaire d'une heure signé Pascal Crépin et Jean-Pierre Denne : "Le château des mineurs".

 

Propriété des œuvres sociales des Charbonnages du Nord Pas de Calais, il a permis a plusieurs centaines de milliers de familles de mineurs de partir en vacances 15 jours au soleil de la Méditerranée dans le cadre idyllique de ce château acheté à un Lord anglais, après guerre de 40, par ces œuvres sociales. Situé à La Napoule, face à la baie de Cannes, sur un surplomb rocheux du massif de l'Estérel, c'était pour ces familles de mineurs une part de rêve, un peu de soleil dans l'eau froide de leur quotidien, qu'ils découvraient émerveillés après 17h de train.

 

Témoignages émouvants des anciens, photos d'un temps où ils comprenaient qu'il existait un "autre monde" que celui des corons et de la mine. "Récompense royale" à ceux qui avaient été élus "meilleurs ouvriers de France", ce château de La Napoule était, dans le Sud, le pendant du Centre de vacances des mineurs de Berck sur les plages du Nord, tout aussi fraternel mais un brin plus classe, aristo et ensoleillé, à deux pas de la Croisette et de St-Tropez. Les deux auteurs de ce documentaire en profitent, documents à l'appui, pour décortiquer cette histoire aux facettes multiples : celle de la condition de vie des mineurs, de leur implication dans la Résistance face à l'occupant allemand, de leurs victimes, mais aussi celle du "château" lui-même...

 

Et puis, malheureusement, la fin de ce beau rêve, enfant des congés payés du Front populaire, lorsque les mines durent fermer à la fin des années 80, entraînant avec elles la perte de ce patrimoine social, mais aussi, heureusement, le début d'une autre lutte, contre les Charbonnages et l'Etat, afin que ce "château" reste dans le giron du "tourisme social". Au passage on aurait aimé savoir ce qu'est devenu celui de Berck (peut-être l'objet d'un prochain documentaire?) d'autant qu'un document nous donne à revivre une manifestation "berckoise" de soutien à cette lutte. Ce devenir actuel du château de La Napoule, reflet d'une solidarité ouvrière (gaziers, électriciens...) permet aujourd'hui à quelques anciens mineurs et leurs femmes, témoins de ce passé révolu, de prolonger un peu le rêve.

 

Bien monté, rythmé et documenté, ce documentaire préserve en priorité la dimension humaine de cette belle histoire sociale. A l'heure où la gestion financière des syndicats et des CE fait l'objet de graves critiques, "Le château des mineurs" est un beau témoignage, à contrario, d'actions qui ont permis à des gens simples, aux revenus modestes, souvent victimes de leurs conditions de travail (la silicose) de goûter, un peu, à un monde meilleur.

logo-F-Bleu-g n riqueJean-Pierre Bergeon / France Bleu

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 21:42

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par lechateaudesmineurs

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 19:23

 

Par Thierry Bonté. Journaliste France3

http://www.thierrybonte.fr/

dc68eccc52-copie-1J’ai vu dimanche 13 Novembre au festival du film d’Amiens, un documentaire sur le château de Mandelieu La Napoule, centre de vacances des mineurs du Nord Pas de Calais pendant des décennies. Un film militant très sensible, plein de pudeur et d’amour.

 

Un film de solidarités

La salle de la Maison de la Culture était remplie de mineurs à la retraite et leurs familles venues en car du Nord pour assister à la première projection du documentaire. Je salue quelques amis que je n’ai pas vus depuis quelque temps. Parmi eux, Jean Pierre Denne et Pascal Crépin, les réalisateurs du film qui m’ont invité à cette séance. Il y a trois ans, j’avais vu leur travail sur le résistant communiste Jean Catelas. Un travail rigoureux, bien documenté, intelligemment construit. Cette fois, les deux compères se sont intéressés au château de la Napoule, magnifique bâtisse accrochée aux contreforts de la rade de Cannes achetée par les œuvres sociales des syndicats de mineurs après la guerre. A travers les témoignages, ils nous content l’histoire de ce lieu de vacances qui a été un « paradis » pour des milliers d’ouvriers de la mine. Les séquences d’entretiens sont parsemées de photos de famille et d’images d’archives qui rappellent l’épopée des premiers congés passés dans ce lieu de rêve en bord de Méditerranée. Les témoignages sont très émouvants. C’est une belle aventure de solidarité de classe qui nous est également racontée à travers les récits des anciens mineurs et de leurs femmes. Des ouvriers dans un château sur la côte d’azur! Ils n’ont s’en pas encore revenus d’avoir pu profiter de cet endroit fabuleux, eux qui sont de petite condition et qui n’auraient jamais pu se payer ça tout seuls. Grâce au système de solidarité collective mis en place par leur syndicat et une association de tourisme social, ils ont pu, au moins une fois dans leur vie, bénéficier de cette villégiature destinée aux riches.

 

Un travail d’auteur

Les retraités de la mine, acteurs du film, ont applaudi le travail de Pascal, Jean Pierre et leur petite équipe. L’hommage est naturel puisque le documentaire leur est destiné et qu’ils s’y reconnaissent. Mais le film va au delà de cet effet « miroir » un peu facile. Il parle à chacun d’entre nous. Le thème s’y prête mais la qualité du travail effectué par les réalisateurs permet de toucher n’importe quel spectateur. Ils ont su filmer leurs interlocuteurs avec un profond respect et beaucoup d’amour. Des plans fixes qui laissent s’exprimer pleinement les témoins, un traitement tout en douceur des archives et des photos, un texte bien écrit, une musique qui accompagne subtilement l’histoire, tout est réuni pour nous parler intimement de ces personnes qu’on ne connaît pas et qui nous disent leur bonheur d’avoir vécu ensemble une expérience inoubliable. Une expérience qui interroge l’actualité de notre période marquée par l’égoïsme et la tentation du repli sur soi . De belles œuvres collectives sont donc encore possibles et l’on peut humainement « faire société ». Je souhaite que ce documentaire « amateur » trouve un distributeur et puisse être vu le plus largement possible dans les festivals et pourquoi pas à la télé. Il le mérite autant que bien des reportages que l’on voit sur les chaînes et qui n’ont pas la sensibilité de ce « château des mineurs ».

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:24

 

L I B E R T É • d u 11 a u 17 n o v e m b r e 2 0 11

 La Napoule,

 

le « château des mineurs »,

 bientôt sur grand écran

 

Retracer une histoire dans l’Histoire, rendre hommage et aussi entretenir la mémoire collective, c’est tout cela que l’on retrouve intitulé « Le château des mineurs » dans le documentaire de Jean-Pierre Denne et Pascal Crépin. 

 

 

A voir bientôt.

 

 

Les premières années, le voyage jusqu’à La Napoule était une expédition qui prenait la journée et qu’on finissait à pied.  Avec le temps, les trains couchettes et l’avion ont rendus le trajet plus agréable.
( Crédit photo : collections du Centre historique minier du Nord-Pasde-Calais, Lewarde)
 

10147-montee-au-chateau-de-La-napoule.jpgL’histoire débute en 1994. À l’époque, gaziers, électriciens et mineurs défilent ensemble à Berck pour soutenir la proposition de rachat du château de La Napoule par la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) d’EDF-GDF afin que ce lieu, symbole des vacances des mineurs du Nord-Pas de Calais, reste dans le giron du tourisme social. Jean-Pierre Denne et son ami Pascal Crépin sont chargés par la CCAS de filmer la manifestation. Les deux amis commencent alors à s’intéresser de près à l’histoire hors norme du château. En 1996, les deux passionnés d’audiovisuel sont missionnés pour suivre les vacances d’agents EDF à la retraite. Hébergés au château, ils sont captivés par le site et son histoire. L’idée de faire un documentaire reste dans les tiroirs pendant quelques années. Et puis, en 2010, la nouvelle tombe : 260 retraités et veuves de mineurs repartiront en vacances à La Napoule du 25 septembre au 2 octobre. Ce retour tant espéré par les « gueules noires » de la région est l’aboutissement d’un combat solidaire, mené conjointement par des associations et la CGT. Jean-Pierre et Pascal saisissent l’opportunité, tourner un documentaire pour consigner soigneusement l’histoire du château des mineurs mais aussi et surtout, aller à la rencontre de ces derniers et vivre avec eux le retour dans ce petit coin qu’ils qualifient eux-mêmes de « paradis retrouvé ». « J’ai d’abord contacté plusieurs familles. On sentait un réel engouement, d’abord à l’idée de ces vacances mais aussi vis-à-vis du projet. Au fil de mes rencontres, j’étais scotché par les histoires de chacun », raconte Jean-Pierre. Des anecdotes, il en a entendu des tas, comme celle du char de la fête du mimosa. « Ça s’est passé dans les années 60. Les Ch’tis venus en vacances voulaient participer au défilé de cet évènement annuel. En 48 heures à peine, ils ont construit un char évoquant les mines qui a suscité l’admiration de tous les habitants de La Napoule ». Les mineurs ont laissé une empreinte forte sur cette partie de la Côte d’Azur, qui compte 22.000 habitants dont un tiers d’anciens mineurs : la plage des mineurs, l’arrêt de bus du château des mineurs, la promenade, le magasin le Petit Quinquin.

 

« Pour les mineurs, des vacances de seigneur »

« A travers ce documentaire, nous avions la volonté de montrer la légitimité du droit aux vacances pour ces personnes. Sans vouloir verser dans le pathétique, ces travailleurs ont vécu dans des conditions très difficiles et sont souvent gravement malades ». Gaston Ferry, ancien secrétaire CGT des mineurs, interviewé dans le film, trouve d’ailleurs les mots justes : « Pour les mineurs, il faut des vacances de seigneurs. Quoi de mieux qu’un château ? » Jean-Pierre et Pascal ont gardé au montage les silences dans les interviews, « significatifs », parce que pleins d’émotions. Lorsque les anciens mineurs et leurs familles évoquent leurs souvenirs à La Napoule face à la caméra, le bonheur est palpable, quant à ce retour en 2010, ils sont unanimes : « on l’avait bien mérité ! » Ce dimanche 13 novembre, le « château des mineurs » est projeté au festival du film d’Amiens, 90 personnes de la corporation minière sont attendues. Cette séance, déjà complète, ne sera pas la dernière. Le documentaire sera diffusé à l’espace culturel Léon Delfosse de Billy Montigny à 19h le 16 décembre. Les communes de Liévin, Sallaumines, Avion, Méricourt, entre autres, devraient organiser des projections. Jean-Pierre espère également qu’il soit diffusé lors du festival du film Visions sociales  de La Napoule.

 Elsa GRIGAUT

 

 Toute une histoire...

Si en 1936 les mineurs bénéficient de quinze jours de congés payés, cet acquis social ne prendra son sens qu’en 1947. C’est au lendemain de la Libération, sous l’impulsion de Léon Delfosse, directeur adjoint des Houillères du bassin Nord-Pas de Calais (HBNPC), figure syndicale des Mines, que le château d’Agecroft, situé à La Napoule, est racheté à un lord écossais. Après guerre, seuls 320 mineurs, accompagnés de leurs familles profitent des vacances sur la Côte d’Azur mais, dès les années 50, 10.000 d’entre eux séjourneront au château dorénavant baptisé « des mineurs ». En 1995, après la fermeture des mines et de nombreuses batailles syndicales, la caisse centrale d’activités sociales (CCAS) d’EDF-GDF rachète le château. Depuis, le lieu est ouvert à tous mais continue néanmoins de perpétuer le tourisme social. 

Elsa GRIGAUT

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 16:03

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NORD ÉCLAIR

SAMEDI 12 NOVEMBRE 2011

 

L’an dernier, 264 mineurs et veuves de mineurs retrouvaient leur station balnéaire, fermée dans les années 80 en même temps que les puits. Des moments émouvants saisis par Jean-Pierre Denne et Pascal Crépin.

Le documentaire sera diffusé demain au festival du film d’Amiens.

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La Napoule : lieu majeur de l’histoire des mineurs

 

Jean-Pierre Denne et Pascal Crépin, avec leur association Mine de rien, ont suivi le retour des 264 mineurs et veuves de mineurs à la Napoule, il y a un an. Ils en ont tiré un documentaire  riche et émouvant présenté, ce dimanche, en avant-première du Festival du Film d'Amiens.

 

CÉLINE DEBETTE  celine.debette[ ]nordeclair.fr





L'idée de ce documentaire a germé en 1996. À l’époque, les deux complices, membres du comité d’entreprise d’EDF-GDF d’Amiens et passionnés d’audiovisuel, se rendent sur la Côte d’Azur pour réaliser un reportage sur le festivade Cannes. « On était hébergés au château d’Agecroft. C’est comme ça qu’on s’est intéressé au lieu et on a très vite compris qu’il avait une belle histoire. » Mais ce n’est, finalement, que 14 ans plus tard, en apprenant l’initiative de la fédération LSR (Loisir et solidarité des retraités) de faire revenir 264 anciens mineurs et veuves de  mineurs à la Napoule, qu’ils se lancent. «C’était une formidable opportunité, on l’a saisie.» En mai-juin 2010, quelques mois avant le grand départ, ils partent à la rencontre d’une poignée de participants à la grande aventure. « Ils nous ont ouvert grand leur porte, s’émeut encore Jean-Pierre. Nous avons découvert des gens d’une disponibilité incroyable qui nous ont raconté leur vie avec beaucoup de pudeur et de force. » À la seule évocation de ces vacances dans le Sud, le visage des gueules noires s’éclaire et les souvenirs remontent à la surface : le voyage en train à vapeur puis, à partir de 1977, en avion, le soleil, la plage, les parties de pétanque, le service à table, les bals... Autant d’instants de bonheur immortalisés en noir et blanc, sur papier glacé ou sur bobines. Des petits trésors prêtés par les familles interviewées ou récupérés dans les archives du centre historique minier de Lewarde. Sans compter les images inédites du domaine d’Agecroft occupé par les Allemands, confiées par Danièle Prince, commerçante napouloise à la retraite, incollable sur le

passé de la station balnéaire. « Nous avons exploré la mémoire de ce lieu, de la construction du château à aujourd’hui. » Outre ces multiples témoignages, auxquels il faut ajouter ceux d’anciens employés d’Agecroft et de figures syndicales, Pascal et Jean-Pierre ont remonté le cours de l’Histoire afin de mieux cerner la valeur plus que symbolique de ce patrimoine acquis par les Houillères du Nord - Pas-de-Calais en 1947.  « C’était leur récompense pour avoir gagné la bataille du charbon et relevé la France après la guerre au prix de leur santé et, pour certains, de leur vie. Malheureusement, la fermeture des puits dans les années 80 a entraîné celle du château, privant les mineurs de leur petit paradis. » Ce n’est qu’au terme d’une longue bataille menée solidairement par la corporation minière et celle des électriciens gaziers que le site a échappé aux mains des marchands de biens pour rester dans le giron du tourisme social. « Il y a des luttes qui ont payé, insiste Jean-Pierre Denne, co-réalisateur.

C’est le message que nous avons voulu faire passer à travers ce documentaire. » Soixante petites minutes aussi instructives que poignantes.  « Nous avons travaillé plus d’un mois sur le montage car il a fallu dérusher (sélections de séquences, ndlr) une quinzaine d’heures de tournage», souligne Jean-Pierre pour qui cette expérience  « restera marquée à vie ». « J’ai encore en tête un tas d’anecdotes et surtout les sept jours passés avec les mineurs au château, il y a un an. » Des retrouvailles empruntes de nostalgie et de gaieté. « Ils m’ont donné la chair de poule... »  Une émotion que devraient partager les spectateurs du festival d’Amiens, ce dimanche. Et, plus tard, les habitants du bassin minier.

 

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Septembre 2010. Après 20 ans d’attente, les mineurs retrouvaient avec une joie non dissimulée leur château.

 

SAMEDI 12 NOVEMBRE 2011

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 14:59

la napoule

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:44

Photos: Michel Corneloup - Limoges.

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Titre:

"Le château des mineurs"

Sortie: Novembre 2011

Avant-première:

Festival International du Film d'Amiens le 13 novembre 2011, Petit-Théâtre de la Maison de la culture d'Amiens.

Durée:

59 mn.

Format original:

HDV.

Format de diffusion en salle HD (en priorité):

Blu-ray, HDV

Format de diffusion en salle SD:

Béta Digital, Dvcam.    

Réalisation:

Pascal Crépin et Jean-Pierre Denne.

Production:

Association MINE DE RIEN.

Image, montage, mixage:

Pascal Crépin.

Interviews et textes:

Jean-Pierre Denne.

Voix off:

Joël Dufresnes.

Image "retour à Lille":

Sébastien Pouilly et Robert Therby.

Prise de son:

Céline Moronval, Sophie Carlot, Sébastien Pouilly.

Photographies:

Sophie Carlot, Céline Moronval, Stéphane Péniguel, Michel Corneloup.

Assistance technique:

Xavier Wacowiack, Dominique Bonvarlet., franck Moronval

Conception affiche:

Sophie Carlot.

       Princpaux soutiens:  

la CCAS,

Caisse Centrale d'Activités Sociales du personnel des industries électrique et gazière

l'ANCAV-TT,

Association Nationale de Coordination des Activités de Vacances des Comités d’Entreprise -Tourisme et Travail

l'ANGDM,

Agence Nationale de la Garantie des Droits des Mineurs

la CMCAS de Picardie,

Caisse Mutuelle Complémentaire et d'Action Sociale d'EDF-GDF de Picardie

la CMCAS Nord Pas-de-Calais,

Caisse Mutuelle Complémentaire et d'Action Sociale d'EDF-GDF du Nord Pas-de-Calais

du CRE RATP,

de la Fédération CGT Mines et Energie,

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:50

Joyau du tourisme social, le domaine d’Agecroft, près de cannes, a fait le bonheur de 500 000 familles de mineurs avant d’être racheté par la CCAS. deux agents EDF racontent cette histoire dans un documentaire présenté le 13 novembre au Festival international du film d’Amiens.

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Ils n’avaient jamais vu la mer et n’étaient jamais partis en vacances. Leur seul horizon, c’était les corons. Et voilà que s’offrait à eux ce petit coin de paradis jusqu’alors réservé aux plus fortunés : un château perché sur un éperon rocheux avec vue imprenable sur la Croisette… Été 1947. Les Houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC) viennent d’acheter le domaine d’Agecroft, sur les hauteurs de La Napoule. Une décision dans laquelle Léon Delfosse, alors secrétaire du syndicat CGT des mineurs et directeur des Houillères, joue un rôle déterminant. Pendant quarante ans, 500 000 mineurs et leurs familles séjourneront dans ce lieu considéré comme l’un des fleurons du tourisme social. Mais à la fin des années 1980, le couperet tombe : les Houillères ferment et le château est mis en vente.

Appuyé par une large mobilisation de mineurs et d’énergéticiens, le conseil d’administration de la CCAS présidé par Daniel Arrachart refuse d’abandonner ce joyau aux promoteurs immobiliers. Ses membres décident à l’unanimité de le racheter. Une société civile est créée en 1999, avec le CRE RATP(1), pour permettre l’ouverture du centre de vacances à d’autres publics, parmi lesquels les mineurs retraités. Mais ces derniers, ayant perdu leur comité d’entreprise lors de la liquidation des Houillères, n’ont plus les moyens de s’offrir des vacances sur la Côte d’Azur. Ils devront attendre le 25 septembre 2010 pour revoir le château qui porte leur nom(2), grâce à l’initiative conjointe de l’ANCAV- TT(3), de la fédération Loisirs solidarité retraites (LSR) et de la Bourse Solidarité Vacances. Cette belle histoire est racontée dans le documentaire Le château des Mineurs réalisé par deux agents EDF, Jean-Pierre Denne et Pascal Crépin, et produit par l’association Mine de Rien(4). Soutenu par la CCAS, les CMCAS Picardie et Nord-Pas-de-Calais, et l’Agence nationale de garantie pour le droit des mineurs (ANGDM), il sera projeté en avant-première le 13 novembre prochain au Festival international du film d’Amiens, en présence de nombreux témoins de cette grande aventure collective.

 

Texte : Samy Archimède - CCASinfos nov. 2011  

(1) Comité régie d’entreprise de la RATP.

(2) Le château d’Agecroft est aussi appelé château des mineurs.

(3) Association nationale de coordination des activités de vacances – Tourisme et Travail.

(4) Association composée exclusivement   de bénéficiaires des activités sociales

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:18

arton4197-fe9cb.jpg 31e Festival International du Film d'Amiens

Projection en "Avant-première" le 13 novembre 2011

au Petit-Théâtre de la Maison de la Culture à Amiens.

 

Un documentaire de Pascal Crépin et Jean-Pierre Denne (France, 2011, 60’)

 

Dans les années 50, tous les habitants des corons connaissaient le nom de la Napoule.
Synonyme de vacances, ce château a abrité durant plusieurs décennies des générations de famille de mineurs pour leur période de congés. Après la fermeture des puits et de longues années d’attente, les travailleurs du bassin minier du Nord Pas-de-Calais retrouvent leur lieu de vacances. Entre portraits et souvenirs, instantanés parfois âpres ou cocasses d’hommes et de femmes. Une madeleine de Proust insolemment gaie !

 

Entrée uniquement sur invitation

 

 

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